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 Avril 2017

Le revenu universel, entre utopie et pratiques

JEUDI 6 AVRIL 2017

 Cité universitaire, Maison de la Tunisie,

47 boulevard Jourdan, 75014 Paris

Organisé par l’ENS, le CEPREMAP, l’IPP et la Fondation Jean-Jaurès

 

Un revenu universel peut prendre de multiples formes en pratique, avec des impacts potentiellement différents sur les comportements des personnes concernées et les finances publiques. Plusieurs scénarios de mise en œuvre ont été analysés dans le cadre d’une étude en profondeur menée par le CEPREMAP et l’Institut des politiques publiques (IPP) sur les bas revenus en France, utilisant le modèle microsimulation TAXIPP, développé à IPP. Ces travaux, qui ont bénéficié du soutien financier de la Fondation Roger Godino, feront l’occasion d’une première présentation publique. En association avec la Fondation Jean-Jaures, une expérimentation grandeur nature d’un revenu de base est également prévue en Gironde, dont les modalités seront présentées dans ce colloque, qui rassemblera les principaux acteurs du débat. Retour ligne manuel

 14h : Accueil

Daniel Cohen, directeur du département d’économie de l’Ens et du Cepremap

Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès

 

 14h15 : Bas revenus et revenu de base, chiffrage et effets redistributifs

Antoine Bozio, directeur de l’Institut des politiques publiques

Brice Fabre et Sophie Cottet, économistes à l’Institut des politiques publiques

Discutant : Thomas Piketty, professeur à l’Ecole d’économie de Paris et à l’EHESS

 

15h : L’expérimentation en Gironde

Jean-Luc Gleyze, président du Conseil départemental de Gironde

Denise Greslard-Nedelec, vice-présidente chargée de l’insertion

Lucile Romanello, économiste à l’Institut des politiques publiques

 

15h30 : Le revenu universel, utopies et pratiques

Julia Cagé, professeure d’économie à Sciences-Po Paris

Marc de Basquiat, président de l’Association pour l’instauration d’un revenu d’existence (AIRE)

Jean-Éric Hyafil, Mouvement français pour un revenu de base (MFRB)

Yannick Vanderborght, professeur à l’Université Saint-Louis - Bruxelles et professeur invité à l’Université catholique de Louvain (Chaire Hoover d’éthique économique et sociale).

 

16h45 : Repenser l’État-Providence

Maya Bacache, professeure à Télécom Paristech et directrice de la chaire travail de l’École d’économie de Paris

Bruno Palier, directeur de recherche CNRS, co-directeur du LIEPP (Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques)

Diana Filippova, éditorialiste, écrivain, connector du think tank OuiShare

Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, ancien président de l’Agence du service civique

Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques

 

 17h30 : Conclusion

Daniel Cohen

 Contact : catherine.bluchetin@ens.fr

 

Mars 2017

CONFERENCE PLURIDISCIPLINAIRE

30 mars 2017

LE BONHEUR, UNE POLITIQUE ?

Organisateurs : Daniel Cohen, Marc Crépon et Marc Porée 

12.30-13.15. Bonheur et bien-être : le cas français, par Elizabeth Beasley (Cepremap) et Claudia Senik (Cepremap et PSE).

Le Cepremap a lancé, en partenariat avec l’Insee, une nouvelle enquête sur le bien-être en France. Ce sera sa première présentation publique. Une enquête sur la nature et les causes du bonheur français. 

13.15-14.00. Administrer le bonheur par la loi, par Pierre Musitelli (LILA)

Des Meditazioni sulla felicità de Pietro Verri (1763) à Des délits et des peines de Cesare Beccaria (1764), « le plus grand bonheur du plus grand nombre » devient la formule décisive d’un programme de réforme politique et pénale. À l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif Le bonheur du plus grand nombre. Beccaria et les Lumières (Lyon, ENS Éditions, 2017), nous reviendrons sur cette étape italienne de la pensée du bonheur comme fruit de l’« art » législatif, entre Hutcheson et Bentham.

14.00-14.45. Mal-être et vote extrême, par Yann Algan (Sciences po)

Une collaboration avec l’enquête électorale du Cevipof nous a permis d’analyser le rôle de la satisfaction dans la vie dans le vote FN. La perte de confiance dans les institutions est l’un des paramètres clés pour comprendre ce vote. Comment l’interpréter ?

15.15-16.00. L’idée de bonheur, entre utilitarisme et pragmatisme, par Mathias Girel (département de philosophie).

Les pragmatistes américains, et en particulier John Dewey, ont défendu une théorie morale et politique portant le nom de « méliorisme », et qui place au centre non pas le calcul des plaisirs ou le respect de règles, mais l’épanouissement des facultés individuelles et le bonheur que permettent les institutions humaines. L’exposé montrera en quoi il y a là une réflexion originale sur le bonheur, une correction des analyses utilitaristes à ce sujet, et une vision nuancée du progrès.

16.00- 17.15. Les origines du bonheur : quand et comment intervenir pour promouvoir une vie heureuse, par Andrew Clark (PSE)

Une étude menée avec la LSE, à paraître chez Princeton University Press, a étudié les enjeux pour la politique économique de la prise en compte des indicateurs de bien-être disponibles. En quoi cette approche renouvelle-t-elle les prescriptions habituelles des économistes ?

17.30- 19.30. Actualité critique (séminaire hebdomadaire ENS)

Restitution de la journée par Daniel Cohen, Marc Crépon et Marc Porée

Le film le bonheur d’Agnès Varda sera projeté le 4 avril par le ciné-club dans le contexte de la conférence pluridisciplinaire "le bonheur, une politique ?" du 30 mars.

 

Novembre 2016

 Chers collègues, chers étudiants,

  Nous devons vous informer avec une très grande tristesse que le professeur Gérard Marcou, qui avait été, depuis sa création, l’âme de la Prép’ENA et en avait porté avec une énergie inlassable le développement et le succès grandissant, a succombé à une crise cardiaque, survenue lors d’un cours qu’il donnait à l’Université du Rosario à Bogota.

 

 Atteint par l’âge de la retraite, il avait quitté la direction du CIPCEA et de la Prép’ENA à la fin du mois d’août dernier, mais s’apprêtait à poursuivre son importante activité de juriste, internationalement reconnue.

 

 Pour ceux qui ont eu la chance de le connaître ou de suivre ses cours, c’était un professeur très attentif à ses étudiants, très humain, convaincu de l’utilité des carrières publiques, toujours soucieux d’en faciliter l’accès aux profils les plus ouverts, les plus variés sur le plan social, et sur le plan des parcours et des disciplines.

 

 Nombreux sont les étudiantes et les étudiants qui ont bénéficié de son dévouement et de son action au cours des années écoulées, ainsi que les collègues, et amis, qui le regretteront.

 

  Géraldine Chavrier et Arnaud Teyssier, directeurs de la Prép’ENA

 

et toute l’équipe administrative

 

 

Octobre 2016

Au nom du département d’économie de l’Ecole normale supérieure, je ne peux que m’associer pleinement aux déclarations de Pierre-Yves Geoffard, directeur de l’Ecole d’Economie de Paris et de Luc Behaghel, directeur de l’UMR PjSE (dont les liens figurent ci-dessous).

Un débat scientifique de qualité ne peut avoir lieu que dans le respect intransigeant de la communauté des chercheurs qui l’anime. Nous ne laisserons pas le buzz médiatique se substituer aux procédures de recrutement et d’évaluation du CNRS et de nos Écoles. 

A titre personnel je souhaite renouveler ici à Philippe Askenazy et Andre Orlean l’expression de toute mon amitié et de mon soutien dans la controverse indigne dont ils sont les victimes. 

Daniel Cohen

 Communiqué de Pierre-Yves Geoffard ici

Information de Luc Behaghel ici